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Le paiement sur mobile, alternative à la carte de crédit

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Qui obtiendra la mainmise sur votre porte-monnaie mobile ? Opérateurs, géants du Web et start-up rivalisent pour rendre incontournable leur mode de paiement depuis un terminal nomade. Si la première phase dans la bataille des smartphones a été celle des applications, la seconde pourrait être celle des systèmes de paiement.

L’enjeu est de taille. Comme le montre l’étude Mobile Payments 2010 (fichier PDF), les prévisions doivent être prudentes, mais pourraient se chiffrer en milliards d’euros. « De nombreuses initiatives de paiement mobile demeurent à un stade expérimental », rappelle l’étude, mais sont largement démocratisées en Corée du Sud ou au Japon, mais aussi en Australie, aux Philippines et au Kenya.

Aux Etats-Unis, les opérateurs, en première ligne, tentent déjà d’imposer une nouvelle norme, la technologie sans contact NFC (Near Field Communication), pour transformer les smartphones en substitut de carte de crédit. Trois grands opérateurs de téléphonie mobile, Verizon Wireless, AT&T et T-Mobile, viennent de créer une co-entreprise qui devrait faciliter l’expansion des systèmes de paiement sur téléphone portable.

La co-entreprise, baptisée Isis, sera « un réseau national de commerce sur portable visant à transformer la façon dont les gens font leurs courses, paient et économisent », selon un communiqué des opérateurs. A la mi-novembre, Eric Schmidt, le PDG de Google, a présenté un modèle de smartphone, sans toutefois en préciser la marque, intégrant une puce compatible NFC. Nokia, leader mondial de la téléphonie mobile, et le fabricant canadien du BlackBerry, Research in Motion, sont aussi intéressés par cette technologie.

Mais après s’être imposés sur le Web, les leaders du paiement en ligne, comme PayPal, tentent aussi de trouver de nouveaux relais de croissance sur les appareils mobiles. Le service, propriété d’eBay, revendique 90 millions d’utilisateurs et un chiffre d’affaires au troisième trimestre de 838 millions de dollars (597 millions d’euros). PayPal a mis à disposition des développeurs un outil permettant d’intégrer dans leurs applications sa solution de paiement. Selon les chiffres de l’entreprise, ce type de service, inclus dans 1 000 applications mobiles, correspond à un volume de transactions d’un milliard de dollars (747 millions d’euros) en 2010.

DES START-UP AGRESSIVES

De jeunes pousses, comme Obopay et Zong, qui proposent aux utilisateurs de smartphones de payer directement depuis leur appareil, essaient aussi de gagner des parts de marché. D’autres petites entreprises, comme Boku, qui a pour l’heure reçu 38 millions de dollars (28,4 millions d’euros) d’investissements, susciteraient même les convoitises de géants comme Apple et Google, selon Techcrunch. D’après les sources du site spécialisés, les prétendants devraient débourser au moins 250 millions de dollars (187 millions d’euros) pour racheter la start-up, qui a su nouer de nombreux partenariats avec les opérateurs américains.

Face à ces nombreux concurrents, les fournisseurs de cartes de crédit optent pour une stratégie offensive, fournissant, comme PayPal, une plate-forme de développement pour intégrer leurs services. L’an passé, « Visa, MasterCard et American Express ont dépensé environ 3 milliards de dollars pour acheter des systèmes de paiement en ligne », souligne aussi le magazine Businessweek. Au mois d’août, MasterCard a notamment dépensé plus de 400 millions d’euros pour acquérir le britannique DataCash.

Source http://www.lemonde.fr

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