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Google impose sa solution de paiement

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Selon des courriels publiés par Reuters, Google aurait menacé depuis août 2011 plusieurs studios de développement d’applications de retirer leurs produits du magasin officiel, l’Android Market, s’ils ne remplaçaient pas leurs solutions de paiement tierces, telles que PayPal, Zong ou Boku, par Google Checkout, le mode de paiement propriétaire du groupe. Dans un communiqué, l’entreprise indique que « [sa] politique n’a pas changé », depuis le lancement du service d’achat dans une application en mars 2011.

La firme de Mountain View se doit d’attirer les développeurs avec un marché rémunérant suffisamment leurs créations. Dans ce contexte, l’un des enjeux pour Google est la simplification du paiement. Google Checkout, en cours de remplacement par Google Wallet, est autant utilisé pour le paiement d’applications dans l’Android Market qu’au sein des applications elles-mêmes, notamment pour l’achat d’objets dans les jeux. A la manière d’Apple, Google se réserve une commission de 30 % sur les achats effectués au travers de son système de paiement à l’intérieur d’une application

UN NOUVEAU MOYEN DE PRESSION

Cette nouvelle vient entacher le lancement de la nouvelle plateforme de contenu de Google mercredi 7 mars, Google Play. La firme unifie ses magasins en prenant appui sur l’Android Market, désormais Play Store, dans l’espoir de concurrencer l’application iTunes d’Apple dans la distribution numérique, en exploitant les 300 millions d’appareils Android en circulation dans le monde.

Quand Android est un système au code source ouvert, réutilisable par tous, son créateur impose aux constructeurs souhaitant vendre des appareils sous la marque déposée Android et disposant de ses applications quelques conditions. Depuis le lancement du système, Google maintient avant tout son contrôle par le biais de ses « Google apps ».

Pour accéder au Google Play Store, à Gmail, à Maps ou encore à YouTube, les partenaires de la firme doivent se plier à une validation de chaque modèle suivant des règles techniques et ergonomiques précises. L’entreprise applique donc désormais la même logique aux développeurs, sommés d’utiliser une solution choisie par elle seule. Ces développeurs peuvent tout de même se tourner vers un magasin d’applications alternatif, comme l’Amazon AppStore, bien moins connu et disposant d’une base installée moindre.

Mise à jour le samedi 10 mars : Google affirme que les informations de Reuters sont erronées, et qu’il n’y a pas eu de changement dans sa politique concernant les moyens de paiement. Les règles du géant du Web imposent l’utilisation de son service de paiement, avec une exception pour les achats d’objets physiques ou les produits digitaux transférables (livres, musique, vidéo…).
Source : http://www.lemonde.fr/technologies

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