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Archives de l'année 2014

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Comment l’impression 3D peut impacter votre entreprise

L’impression 3D est une technologie très à la mode, dont les médias parlent beaucoup en ce moment. Mais elle n’est pas une technologie récente. Elle existe depuis 30 ans et s’est déjà fait une place dans un certain nombre d’entreprises, pour des utilisations allant du simple prototypage à la fabrication de pièces finales. Une chose a changé depuis l’apparition de la technologie : elle devient de plus en plus accessible grâce à l’expiration de brevets clés, et de par sa visibilité, elle attire de plus en plus d’efforts de recherche. Ainsi elle est amenée à avancer à pas de géants dans les années qui viennent.
Tout cela reste assez théorique et ne répond pas forcément à votre question : qu’est-ce que l’impression 3D va pouvoir apporter à mon entreprise ? Comment va-t-elle impacter mon secteur d’activité ?

Le prototypage rapide
Tout d’abord, et c’est peut-être une évidence pour nombre d’entre vous, l’impression 3D a prouvé son intérêt pour faire du prototypage rapide, tant et si bien qu’elle est en train de devenir la norme dans le développement produit. En effet, elle permet d’imprimer pendant la nuit les évolutions produit sur lesquelles l’équipe de développement aura travaillé le jour, et permet donc des itérations très rapides. Elle permet de plus d’éviter un long processus de création de moule et d’animation de tout un écosystème de partenaires. Ainsi la confidentialité des développements en cours est également mieux assurée.

La production de petites séries
Pour produire des petites séries de moins de 100 pièces, passer par l’impression 3D directement, ou par la production de moules par impression 3D (différentes techniques existent comme la technique de la cire perdue, ou encore l’impression directe d’un moule en sable) rend le processus réalisable et économiquement viable.
La recherche de nouvelles formes
C’est une piste qu’ont poursuivi des industries comme l’aéronautique ou l’aérospatiale afin d’optimiser le poids des pièces embarquées à bord des avions, des lanceurs ou des satellites. En effet, dans ces industries, un gain d’1kg embarqué équivaut à un gain économique très important en consommation d’énergie.
Mais les industries de la mode s’intéressent également à la possibilité d’aller étudier de nouvelles formes. La création n’est plus contrainte par le mode de production, en tout cas plus autant qu’avec les modes de production traditionnels. Ainsi toute industrie créative pourra aller explorer un univers des possibles élargi.

La personnalisation
C’est peut-être là que l’impact de l’impression 3D sera le plus grand. Actuellement les technologies d’impression 3D ne sont pas compétitives pour construire à grande échelle des produits. Ceci est vrai aujourd’hui. Il devrait en être probablement autrement demain. En effet, des premiers résultats obtenus sur des technologies d’impression 3D montrent que celle-ci pourrait devenir compétitive par rapport à l’injection plastique, en tout cas pour la production de certains types de pièces.

La vraie promesse de l’impression 3D est de pouvoir faire de la production de masse personnalisée. Celle-ci peut-être faite soit en usine, avec une interface logicielle qui met directement le client en contact avec les machines de production. Mais elle pourrait être faite directement en boutique, offrant le plaisir de la consommation immédiate d’un produit totalement personnalisé.

Des opérations de communication
L’impression 3D étant dans une période où elle fait parler d’elle, et étant de plus finalement encore très peu utilisée de façon médiatique, elle est vue comme une opportunité de créer du buzz autour des marques qui s’en emparent. Quelques sociétés ont fait des tests locaux d’opérations de communication en créant un dispositif autour de l’impression 3D (C’est le cas par exemple de Coca Cola en Israel ou encore de Adidas à Hong Kong). Après ces premiers tests, des opérations plus larges commencent à voir le jour (opération d’Adidas à Londres cette fois pour le re-lancement de sa Stan Smith, ou opération lancée par Warner Bros pour le lancement de son film The Hobbit).

Une réorganisation de la chaîne de production et de la chaîne logistique
Adopter l’impression 3D pour une partie de la production va aussi avoir un impact certain sur l’organisation de l’entreprise. En effet, l’impression 3D, si elle se développe comme de nombreux observateurs l’envisagent, va permettre de modifier la structure de la production dans les industries. D’une production centralisée dans des usines actuellement, on pourrait passer à un modèle de production décentralisé, vers des usines locales, ou même des clients producteurs. Les questions de logistiques ne sont bien évidemment plus les mêmes dans un modèle décentralisé que dans un modèle centralisé. Il faut donc apprendre à produire en réseau tout en garantissant une qualité de production et savoir garder la maîtrise de la qualité de la logistique afin de garantir la meilleure expérience client.

Une relation client renouvelée
Si vous avez des centaines de milliers de clients, statistiquement vous savez que dans ces clients, vous avez des personnes qui ont des compétences au moins aussi avancées que vos équipes de recherche. Ces gens deviennent potentiellement des chercheurs sur vos produits, car ils vont pouvoir proposer des évolutions de vos produits et les partager avec la communauté de vos clients. Ainsi, si vous ne savez pas organiser la relation avec cet écosystème d’innovation, vous risquez de perdre la main sur une partie de votre produit. Les évolutions de vos produits ne pourront plus être limitées à une ou deux par an, le processus d’amélioration sera permanent, que vous le souhaitiez ou non.

Une relation intra-entreprise renouvelée
La mise en place d’un fablab d’entreprise permet déjà de faire un premier pas vers l’ouverture du processus d’innovation à un cercle plus large que l’équipe d’innovation/marketing actuelle. En effet, elle permet de faire tomber des barrières, et à tout un chacun de participer de façon informelle au débat d’idée et à l’enrichissement des produits, tout en gardant la main sur un processus qui reste interne.
Des évolutions nécessaires pour une adoption plus massive de la technologie
Avant que ce monde des possibles ne devienne une réalité, il faudra que la technologie continue à évoluer. Comme nous le disions, les technologies ne sont pas encore suffisamment performantes pour concurrencer les méthodes de production actuelles, tant en qualité de rendu, qu’en résistance ou simplement en temps de production. L’impression 3D nécessite de longues phases manuelles de post-production pour obtenir un produit qualitatif. Mais les progrès de ces technologies sont rapides.

La propriété intellectuelle est aussi un sujet important. Si l’impression se développe fortement, avec des technologies permettant une vraie qualité de production, la reproduction d’objets sera facile. Les technologies de captures d’un modèle 3D type scan 3D, ou les plateformes permettant le partage de modèles, parfois piratés, sont déjà développés et vont continuer à se développer. Les entreprises devront alors essayer de se préparer pour amoindrir l’impact que cela pourra avoir sur leur activité : changement d’activité, de rôle de la société vis-à-vis de ses clients. L’entreprise pourrait devenir le gardien du temple, garantissant la qualité du modèle des produits et maîtrisant le réseau de production pour en garantir la qualité là encore.
Donc le chemin est encore long avant de voir l’impression 3D remplacer pour certaines productions de masse les méthodes de production traditionnelles. Mais la technologie d’impression 3D a d’ores et déjà fait ses preuves dans certains types d’utilisation (protoypage rapide, production de pièces complexes, production de petites séries…) où elle est économiquement intéressante.
Ces premières utilisations sont un bon banc d’essai qui doit permettre à votre entreprise de prendre un premier contact avec la technologie. Il est important de se préparer dès aujourd’hui pour être prêt à saisir demain des opportunités quand les technologies auront évolué.
source : zesmallfactory.com

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OBJETS CONNECTÉS : 8% DES AMÉRICAINS INTÉRESSÉS PAR UN CAPTEUR TATOUÉ SUR LA PEAU

Alors que les objets connectés et autres appareils de mesure de soi déferlent actuellement sur le marché, le cabinet d’études Forrester a interrogé les Américains sur les dispositifs qu’ils seraient prêts à porter. 8% indiquent qu’ils accepteraient de se faire tatouer un capteur à même la peau.

L’étude de Forrester Research sur les objets connectés portables (« wearable devices ») sera présentée dans son intégralité dans le cadre de la conférence LeWeb, le 9 décembre prochain. Mais les premiers éléments d’informations dévoilés par le cabinet se révèlent intéressants. Réalisée auprès de 4 556 adultes américains de plus de 18 ans, l’enquête révèle que 8% des personnes interrogées seraient prêtes à se faire tatouer un capteur sur la peau.

La question posée est la suivante : « Comment seriez-vous prêts à porter un produit doté d’un capteur, proposé par une marque en laquelle vous avez confiance et qui offre un service qui vous intéresse ? » Le premier produit évoqué s’avère être le désormais classique bracelet connecté, à 42%. Viennent ensuite le système fixé aux vêtements (35%), les écouteurs/casque audio (21%), le système fixé aux chaussures (20%) ou encore le dispositif directement intégré aux vêtements (19%).

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Lunettes et lentilles de contact

Dans les produits un peu plus « exotiques », on trouve les lunettes connectées (18%) les bijoux dotés de capteurs (16%) mais également les lentilles de contact, qui arrivent juste après le tatouage (6 et 8%).

Si ces types de produits connectés ne sont pas disponibles aujourd’hui, ils le seront, clairement, dans le futur. Les lunettes connectées font partie de ceux qui arriveront le plus rapidement sur le marché, Google Glass en tête. Les lentilles connectées sont également développées par plusieurs entreprises, qui se heurtent, comme on peut s’en douter, à la difficulté d’intégrer des composants minuscules dans de très fins espaces. En juillet dernier, Google s’alliait à Novartis pour concevoir des lentilles connectées, principalement dans un cadre médical.

De leur côté, les tatouages connectés sont déjà une réalité, mais leur efficacité et leur développement sont encore à leurs débuts. Cet été, la société VivaLnk dévoilait un tatouage NFC permettant de déverrouiller son téléphone en le passant au-dessus du bras. Un tatouage à la durée réduite à 5 jours et à la compatibilité limitée à un seul smartphone. L’année dernière, Motorola déposait le brevet d’un tatouage-microphone pour communiquer sans kit main libre. Si l’on est encore loin d’un tel aboutissement, les recherches en ce sens vont bon train.

Il n’est, en tout cas, jamais trop tôt pour s’interroger sur de telles possibilités, tant l’évolution du secteur est rapide et bien partie pour durer. Et vous, jusqu’où seriez-vous capable d’aller en matière de dispositifs connectés ?

source : http://www.clubic.com<a

L’Oculus Rift un peu plus près d’une version commerciale

Les gamers qui espéraient l’annonce d’une date de sortie officielle seront déçus. Mais lors de sa première conférence pour développeurs, ce week-end, Oculus a présenté un nouveau prototype de son casque de réalité virtuelle. Et selon les bruits de couloir, la version commerciale devrait débarquer mi-2015.
Le nouveau prototype, baptisé «Crescent Bay», suit enfin les mouvements de la tête à 360°. La latence a été réduite, et avec le nouvel écran, il n’y a plus du tout d’effet de nausée, jure Le Guardian. Le testeur de PC Gamer, «souvent malade en voiture», tempère toutefois l’enthousiasme et ne se sentait «pas très bien» après s’être fait pourchasser par un T-Rex. Comme pour le cinéma en 3D, certains semblent plus sensibles que d’autres.
Unreal Engine 4 et Unity
Même s’il ne semble pas encore aussi bien fini que le Project Morpheus de Sony, le casque tient «mieux en place» qu’avant, estiment plusieurs testeurs. Dommage que les écouteurs soient un peu cheap comparés à ceux de concurrents comme le Glyph, même si la version commerciale fera sans doute mieux. Oculus précise avoir intégré la technologie audio RealSpace3D, qui permettra aux développeurs de donner une dimension spatiale au son.
Côté logiciel, l’intégration des moteurs Unreal Engine 4 et Unity continue son bonhomme de chemin, et Oculus promet des expériences «aussi immersives que Call of Duty». On attend déjà les polémiques sur la violence en réalité virtuelle.
Source : 20minutes.fr

When Wearable Health Trackers Meet Your Doctor

Editor’s note: Ben Maximilian Heubl, is a tech blogger, a data journalist (data journalism ambassador for Infogr.am), digital health geek and technology advocate and speaker. Ben founded a European chapter of the non-for profit organization Health 2.0 and currently advocates for improved online health access via Zesty UK.

How interested is your doctor in health data that you’ve tracked yourself?

Wearable health and fitness devices are now hugely popular, and they certainly appeal to people who want to tot up their paces. But many people who have invested in trackers like the FitbitJawbone’s UP bracelet, or the Nike+ FuelBand want to know: Can this data be used to give me more serious healthcare insight? Could it help my doctor to give me better advice?

There’s certainly going to be no shortage of raw data. With tech giants Google, Amazon and Samsung heavily committing to this space, ever more wearable health devices are going to be connected to your life. Samsung’s Galaxy S5 smartphone, for example, has a built-in heart-rate sensor, a pedometer feature, and the S Health app.

Apple, meanwhile, recently announced HealthKit, an expression of intent to take the tech war in health to the next level with a platform that, rather like the App Store, will support lots of independently created applications in tracking health and wellness.

But does that mean we’ll soon walk into our doctors’ office and find that the first thing they want to see is our statistics?

Dr. Dush Gunasekera, Co-founder & Director at the myHealthcare Clinic in London thinks so. He said he hopes that wearable health technologies will help doctors to work with patients more effectively, leading to better treatments and outcomes.

“In our clinic, we welcome and embrace innovation and online health access,” says Gunasekera. “Generally the more accurate data we have on our patients, the better we can help with their health problems. Sometimes a snapshot can be just enough to give us the indications of a problem, or to prevent us missing one. Systems like Apple’s HealthKit might be one of the answers to providing a better patient-doctor partnership. Also in our job, timing is everything and the more the patient supports our work, the more we can provide better treatment and advice.”

However, Gunasekera and other medical professionals also see challenges that will need to be solved if wearables are going to achieve credibility with the medical profession:

Accuracy is a big problem. Samsung’s tech has been shown to be inaccurate in its health readings while also delivering a fairly poor user experience. This doesn’t feel good to the scientist in every general practice. Worse still, regulators are taking an interest: Inaccurate instruments affect patient safety.

Doctors themselves need training. Practitioners may not need additional advice on interpreting the results, but they will need new skills to work effectively in a wearable world. It’s not just a case of dealing with a swathe of new technologies; wearables will change the doctor-patient relationship. How, for example, will the breaking of bad news change when a patient already has ample evidence on their wrist?

 

Privacy. Privacy is a big concern for consumers, and companies like Apple have worked hard to respect the privacy of customers, particularly in a field as sensitive as healthcare. But we do need some benchmark rules for tracked data. At the very least, tracked data should not be shared with third parties, and patients should be reminded that they take full responsibility if they bring their data to an office and share it.

The more reasons there are to use data, the more people will buy in. Build it and they will come! The wearable health field needs to find new ways in which wearables can make a direct impact. For example, the largest group of people calling in to the NHS 111 helpline are mothers with young children looking for health advice or reassurance. Perhaps a big future wearable health application is the monitoring of children. Maybe we’ll soon be buying wristbands for whole families.

 

wearablesUS

UK health technology startup Zesty has more than 1,500 healthcare professionals on their online health booking platform. It asked some of their private doctors how they would feel about patients turning up for an appointment with a suite of data in tow.

“We have spoken to many of our private general practitioners in London and the majority of them welcome the new opportunities offered by wearable health devices,” says Lloyd Price, founder of Zesty. “Some of our practitioners, like Dr. Gunasekera, are truly passionate about the opportunities presented by wearables and we want to help more practitioners to explore the potential. We also intend to approach companies like Apple and Samsung, so that patients can book healthcare appointments on their smart watches while presenting their tracked health data to health professionals at the same time.”

Apple just won a patent revealing that the company has actually been developing a smartwatch similar to the much-rumored and eagerly anticipated iWatch.

Dr. Bayju Thakar, founder of UK’s virtual health consultation startup, Doctor Care Anywhere, says that virtual GP consultations could benefit from additional tools such as wearable health devices. A doctor himself, he says that virtual GP consultations will soon reach a tipping point when late adopters understand and trust the service. With trust increasing towards wearable health technology from the doctor’s front, this point may come sooner than we think.

A recent UK report found that patient complaints to the General Medical Council had doubled in five years. Like all horrible headlines, this can be interpreted in many ways. In fact, part of the reason for the increase is that there are now more opportunities to feedback on GP services, including simple online methods.

Certainly, the doctor-patient relationship is in flux. Wearables will be another influence on that relationship, although even Dr. Gunasekera says that the technology has a long way to go. Wearable health won’t fix the NHS, but it can help remove uncertainties and keep patients motivated to participate in their own care. The sector just has to achieve the same degree of professionalism as the rest of clinical practice in order to gain true acceptance.

http://techcrunch.com/

La Maison du Bitcoin, dans l’invité de BFM Business

Thomas France, La Maison du Bitcoin, dans l… par BFMBUSINESS

Les entreprises s’ouvrent aux bitcoins

Malgré sa réputation sulfureuse, la « monnaie des geeks » est de plus en plus acceptée par des marques issues des médias, des loisirs ou des télécoms. Enjeux Les Echos, Juillet 2014.
Au printemps, Monoprix a annoncé son intention d’accepter les règlements en bitcoins d’ici à la fin de l’année sur son site Internet, mais aussi, « sans doute », dans ses magasins, grâce à un système de paiement­ par téléphone mobile en préparation. L’enseigne des citadins branchés est le premier grand nom français à franchir le pas, dans la foulée de dizaines de petits commerces ayant adopté la monnaie virtuelle depuis son lancement en 2009 : un bar à sushi lyonnais, une galerie d’art contemporain parisienne, une entreprise de drones, une boutique informatique en ligne, un cabinet d’avocats low cost, etc. Plusieurs obstacles freinent son adoption par les entreprises : une réputation sulfureuse – l’opinion l’associe au blanchiment de fonds et aux scandales, comme le piratage de la plate-forme d’échange japonaise, MtGox ; l’extrême volatilité du cours ; le faible volume de bitcoins en circulation. Il y en avait à la mi-juin l’équivalent de 5 milliards d’euros, à comparer aux 8 000 milliards de masse monétaire mondiale. Et pourtant des pionniers s’y sont mis, à la fois pour la publicité que cela leur apporte et à titre expérimental. « Comme elles ont du mal à appréhender cette monnaie insolite qui ne s’appuie pas sur les banques centrales, certaines entreprises préfèrent en comprendre les mécanismes tant qu’elle est relativement peu utilisée », explique Olivier Vialle, associé chez PwC. Dans une étude récente, le cabinet note que ces « early adopters » se trouvent surtout dans les médias, les loisirs, le tourisme, les télécommunications et, bien sûr, Internet (1 )
Les entreprises américaines en pointe
Ils y voient plusieurs intérêts : le bitcoin peut s’inscrire dans une stratégie globale d’innovation sur les produits ou les moyens de paiement, être un argument marketing pour toucher les 25-40 ans et même doper certains commerces spécialisés dans des ventes de faibles montants et pénalisés par les frais traditionnels de transaction : 1% de commission chez Bitpay, la principale plate-forme de paiement en bitcoins, ou chez Coinbase (au-delà de 1 million de dollars d’achats), contre 2,7% en général chez Visa ou Mastercard et 3,1% chez American Express. Ces intermédiaires ont donc le vent en poupe : Bitpay (voir graphique) gère l’équivalent de 1 million de dollars de transactions par jour et n’a eu aucun mal à lever 30 millions de dollars auprès de stars comme Richard Branson ou Jerry Yang, le cofondateur de Yahoo. Coinbase s’appuie sur Andreessen Horowitz, le fonds de capital-risque en vue de la Silicon Valley. Les entreprises américaines restent les plus en pointe sur le bitcoin, qui sert déjà à payer les objets virtuels de certains jeux de l’éditeur Zynga, les produits de marques vendus à prix discount par le site Overstock, et les applications d’Apple. Le fournisseur de télévision par satellite Dish s’apprête à les accepter pour ses factures et Starbucks pour ses boissons. Quant à eBay, il veut l’intégrer à PayPal. Mais la « monnaie des geeks » devrait aussi logiquement percer dans les pays émergents, où les micropaiements sont très répandus, les banques sous-développées et les monnaies peu fiables. La rapidité et le faible coût des transactions pourraient, entre autres, favoriser les transferts internationaux d’argent.
(1) How bitcoin is driving digital innovation in entertainment, media and communication, Consumer Intelligence Series, 7  février 2014.
Isabelle Lesniak

http://www.lesechos.fr/

Amazon lance sa solution concurrente à PayPal

Amazon se renforce dans le paiement en ligne avec une nouvelle solution intermédiaire destinée aux sites tiers. Reuters annonce ainsi que le géant du commerce en ligne vient de lancer un système qui permettra à ses 240 millions de clients enregistrés de régler automatiquement des factures récurrentes au mois ou à l’année (abonnements divers).

Sur les sites de leurs fournisseurs, les internautes trouveront un bouton « Payer avec Amazon » aux côté des autres solutions de règlement proposées. Amazon percevra une commission sur chaque transaction, à l’image de ce que fait PayPal.

Le service a été testé ces derniers mois auprès de plusieurs fournisseurs de services, notamment l’opérateur mobile Ting aux États-Unis. Complémentaire de la solution dévoilée en octobre, qui se concentrait sur l’achat de contenus, cette nouveauté intervient quelques jours avant la conférence qu’Amazon tiendra le 18 juin et au cours de laquelle il devrait dévoiler son très attendu smartphone à interface 3D. (Eureka Presse