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Innorobo : le salon robotique de Lyon

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Hier s’est terminé la 4ème édition d’Innorobo qui s’est déroulé au Centre de Congrès de Lyon du 18 au 20 mars. Ce salon international de la robotique est surtout destiné aux professionnels mais les portes furent ouvertes au grand public le mercredi après-midi. Ce fut l’occasion pour tous de découvrir les avancées dans différents secteurs et surtout d’échanger afin d’anticiper les mouvements et les innovations à venir.

J’ai pu obtenir la carte « Journaliste/Médias » grâce à mon statut de blogueur scientifique. Cela m’a permis de déambuler dans le salon le mercredi, en fin de matinée et en début d’après-midi. L’ambiance professionnelle, feutrée et discrète, fait progressivement place à une animation plus nombreuse, curieuse et joyeuse. C’est le grand public qui découvre avec des grands yeux ébahis et les portables qui chauffent. Entre les deux, le va-et-vient habituel des médias avec leur grosse caméra, les interviews et les prises de photo. Je me suis amusé à leur prendre en photo. Quoi de plus ironique qu’un média devienne le sujet d’un autre média ?

Le salon m’a surtout fait prendre conscience que le terme « Robot » doit être saisi dans un sens très large. Il concerne aussi bien les machines aux formes humanoïdes que celles qui seraient désignées comme automates. Les humanoïdes ressemblent plus ou moins aux humains, ont des tailles différentes et peuvent être regroupés en deux groupes : celui avec les fils qui sortent de partout et l’autre présentant un aspect très lisse, un peu comme un ordinateur d’Apple.

Les applications sont très nombreuses : recherche, pharmaceutique, santé, domotique, jeux, industrie… Certaines ne seront pas effectives avant des décennies tandis que d’autres nous toucheront probablement plus rapidement que nous ne l’escomptions. Quel sera leur impact sur notre vie quotidienne ? Je pense sans nul doute à l’imprimante en 3D qui permet de fabriquer facilement des pièces complexes sans perte de matière. En voici un exemplaire destiné à fabriquer des jeux et des jouets.

Certes, ce n’est pas un robot mais cette machine est utilisée dans la fabrication des robots par exemple. Les liens se révèlent dans le salon et finissent par s’imbriquer. Serait-il alors possible de demander à un robot telle ou telle chose pour qu’il le fasse via l’imprimante ? Simple rêve d’un amateur de science-fiction ? Si cela va trop loin, voici une utilisation plus concrète d’une navette parking sans chauffeur.

Le trajet est prédéfini puis un ensemble de capteurs déterminent le trajet à parcourir, les obstacles à éviter, etc. Cela permettrait de remplacer la voiture sur des courts trajets (moins d’un kilomètre). Là, encore quelle est la limite entre le robot et l’automate ? Dans la même veine, peut-être que vous craquerez plus sur le robot aspirateur, le robot nettoyeur de piscine ou le robot nettoyeur de gouttières.

La santé n’est pas négligée avec les machines permettant d’effectuer des chirurgies à distance ou procéder à des actes de précision sur le cerveau d’un patient, comme la machine ci-dessous.

Pour ceux qui rêvent de gloire et de puissance, bavez devant cet exosquelette qui permet de porter des charges lourdes. Il est utile aussi bien aux militaires qu’aux ouvriers. Il serait également possible d’imaginer une variante permettant aux paralysés des jambes de retrouver la marche. Utopie ou réalité une fois de plus ?

La robotique est également présente dans le secteur industriel : chaînes de montage, préhension des petits objets, tri, soudure, transports de lourdes charges… Les formes se font plus variées et moins humanoïdes : pinces, doigts, bras articulé, etc.

Il est d’autres robots qui visent davantage l’interface homme/machine comme ces espèces de bornes qui affichent un écran et peuvent communiquer avec la personne. Sont-ils vraiment plus utiles qu’un simple écran ? Je n’ai pas pu le tester.

Et enfin, il est toujours rigolo de voir des bidules dont on ignore le fonctionnement. C’est qu’il est difficile de tout voir et tout discuter alors on se laisse porter à la fin en imaginant leur fonction.

Ce salon fut l’occasion également de mieux prendre conscience de l’ampleur de la robotique à tous les niveaux, notamment les robots destinés au grand public et désignés sous le nom de « robotique de service ». Avec 30% de croissance par an, la robotique de service, aujourd’hui estimée à 17 milliards d’euros, promet un marché de 100 milliards d’euros d’ici 2020. Serons-nous alors face à une autre révolution ou juste une progression de plus dans notre mode de vie ?

 

Source  : http://sirtin.cafe-sciences.org

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